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ISDE 2010 : Lancement réussi

Communiqués

ISDE 2010 : Lancement réussi Hier soir, ultime moment de détente pour nos pilotes. A 18 heures, en plein coeur du centre historique de Morelia, la délégation française à défilé devant un public très nombreux. De l’avis de tous, c’était l’un des plus beaux et chaleureux défilés organisés pour cette compétition. C’est Blandine Dufrêne, nouvelle venue sur les 6 jours, qui à eu l’honneur de parader en tête en portant le drapeau français. Au terme du défilé, les trophées glanés l’an dernier ont été remis aux mains de la FIM pour leurs remises en jeu. Les dés sont jetés, encore une journée de repos et les pilotes pourront laisser exprimer leur talent dès demain matin. L’équipe de France à la parade dans le somptueux décor qu’offre la ville de Morelia Un char a mené nos pilotes et leurs trophées jusqu’à la cathédrale de MoreliaSi la journée de Dimanche permettra de caler les derniers petits détails, elle sera surtout mise à profit par tous pour refaire le plein des batteries avant d’attaquer la compétition. Cette courte accalmie est l’occasion pour nous de rencontrer quelques uns des assistants qui sont souvent, dans l’ombre, les artisans d’une course réussie. Le premier à nous répondre est Alain Rocheleux, qui participe ici à ses 16éme ISDE. Il est le responsable du paddock et organise les CH durant la course.“Les ISDE, c’est vraiment une course à part, une course qui procure toujours beaucoup d’émotions. Il est très rare dans le paysage sportif actuel de voir une discipline individuelle se transformer le temps d’une semaine en véritable sport collectif. La cohésion et la confiance sont vraiment les maitres-mots dans notre équipe. Pilotes et entraineurs savent qu’ils peuvent compter sur nous pour gérer la mécanique et la logistique. Ce n’est pourtant pas une mince affaire. Pendant la course, les journées démarreront à 6h au paddock pour préparer la mécanique du matin, puis il faudra assurer l’assistance à la fin du 1er tour et enfin préparer la mécanique du soir au retour des pilotes. Il n’y aura aucun temps mort. La mécanique du soir est d’ailleurs toujours un moment intense, où chaque assistant porte une grosse responsabilité. Il faut avoir les yeux partout. Sur l’horloge en priorité pour être sur que le pilote pointera à l’heure mais également sur les mécanos qui assistent les pilotes. Ils ne doivent pas toucher à la moto durant cette séance. C’est une particularité des 6 jours, le pilote doit être polyvalent et être capable de faire sa mécanique seul, guidé par son mécanicien. Il faut donc éviter un mauvais réflexe qui pourrait couter une pénalité. Les pilotes sont très conscients de l’implication des assistants et il y a un respect mutuel entre nous. Il n’y pas besoin de beaucoup de mots pour qu’on se comprenne. Cela fait de nombreuses années que je suis sur le circuit et j’ai vu une évolution très positive ces dernières années. Sous l’impulsion de la Fédération Française de Moto, le travail qui a été mené, au travers de la mise en place de cadres expérimentés, des stages qui ont pu être effectués, et de l’implication dans l’équipe de l’Armée de Terre, nous avons pu construire une ossature solide et efficace, envié par bon nombre de nos voisins.”Alain Rocheleux (au centre) en plein briefing des assistantsFabien Vinel, membre de l’Equipe d’Enduro de l’Armée de Terre est, pour ces ISDE, le mécanicien responsable de la moto de Blandine Dufrêne. Il partage avec nous son avis sur cette édition :“Pour nous, les mécanos, cette édition ne sera pas très différente des précédentes. Ce sont mes 4éme ISDE et ce type de terrain sec, l’omniprésence de la poussière, je connais bien. Mise à part l’altitude, aucune embuche n’est venue perturbé notre travail. Pour travailler efficacement, nous sommes répartis en 3 pôles: – l’assistance rapide dont je fais partie et qui consiste à parcourir le circuit en voiture pour pouvoir palier rapidement à un incident sur une moto.C’est en quelque sorte l’assistance de l’assistance. – Les contrôles horaires: 3 mécaniciens seront présents à chaque CH cette année. C’est très compliqué de tenir ce rôle car 6 ou 7 pilotes déboulent quasiment en même temps et il faut pouvoir assurer leur ravitaillement en essence, en nourriture et surtout bien contrôler la montre pour qu’ils pointent à l’heure. Ca représente un effort court mais très intense, avec beaucoup de stress. – La mécanique du paddock qui demande un travail de longue haleine. Il y a la mécanique du matin, le CH et beaucoup de préparation pour la mécanique du soir. Leurs journées sont très longues. Pour rejoindre le discours de Loulou (surnom donné à Alain Rocheleux), il y a une très bonne entente entre nous et nous sommes pour la plupart déjà actifs en tant que mécano sur des championnats d’enduro. Ca facilite beaucoup la tâche d’être déjà rodé à cet exercice. ” Fabien Vinel en plein travail sous le auvent de l’Equipe de France FFMLe mot qui conclura cette première semaine revient à Fred Weill, qui durant les 3 dernières journées, à participé aux reconnaissances des circuits de chaque jour. Il nous explique à quoi devront s’attendre les pilotes la semaine prochaine :“Ca sera des 6 jours très usants. Je peux même affirmer que cela fait très longtemps que l’on a pas vu ce niveau de difficulté sur cette épreuve. De l’enduro pur et dur au programme, la liaison va reprendre ses droits. Rien n’est gagné car sur ce type de parcours cassant et baigné de poussière, une faute est très vite arrivée. La pluie, soupçonnée de faire son apparition en milieu de semaine pourrait faire prendre une tournure catastrophique à l’épreuve si l’organisateur ne prend pas des dispositions sérieuses” Rendez-vous dès Lundi soir pour le premier compte-rendu sportif des Equipes de France d’Enduro aux ISDE 2010 Pour suivre les temps en direct, connectez-vous sur http://www.isde-live.info